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mercredi 11 décembre 2013

Battlefield : french radio "France Culture" 11.12.13

nouvelles du front - bataille de Paris 


Mais dites, ils sont pas un peu naïfs vos jeunes... la souveraineté de l'état ukrainien... mais a-t-elle jamais existée ?
Marc Voinchet
11.12.13 France Culture, Paris, France, ghetto de la Francophonie
 
Marc Voinchet : Qu'est-ce qui est intéressant dans l'Ukraine pour nous, Français ? D'un mot.
Annie Daubenton : Ecoutez, la sortie dans la lumière. C'était un pays qui était dans un sorte de trou entre la Russie et l'UE élargie depuis 2004, et donc ce qui est important pour nous, c'est la connaissance des autres, je pense, et la connaissance de leur culture.
11.12.13 France Culture, Paris, France, ghetto de la Francophonie

Voir article "Regards [méprisants] sur la culture ukrainienne" (1999).



 


Hommage de France Culture au Comité Mazepa Nonante Neuf
"Vony pytayout' tchy iest ou nas koultoura"
Maintenant que le site Mazepa99 est devenu indisponible, cet hommage me touche. Merci France Culture, merci Monsieur "fumant à travers son pince-nez".


Ioulia Shukan, Annie Daubenton et M. "fumant à travers son pince-nez" / corinne amar © Radio France

vendredi 12 octobre 2018

La déontologie à France Culture ! vous avez de ces mots...

RT, Sputnik, France Culture... des organes d'influence et de propagande, comme disait l'autre.

"Je ne connais pas Arthur Raffalovitch."

Comment France Culture ment. 


"Un mot à la Une des médias russes et ukrainiens ce vendredi : "le schisme"." Pour soutenir son propos, dans sa revue de presse sur les ondes de la radio d'Etat "France Culture", Camille Magnard rapporte les propos parues dans un certain nombre de média russes. Il agrémente ce florilège en citant la rédaction oukraïnienne de la radio de contre-propagande américaine (financée par le Congrès des USA), radio Svoboda. Voilà pour ce qui est de l’émission proprement dite, le texte, reproduit plus bas, intègre aussi un tweet de la journaliste oukraïnienne Natalya Houmeniouk, qui, le tweet, renvoie vers un article de Hromadske.tv (en anglais), N.H. en est le rédac. chef. Article dont le mot schisme est juste totalement absent.
Sur un air connu : "Radio Paris - ment, Radio Paris - ment... et France Cuture est franco-russe."
Document :
Revue de presse internationale par Camille Magnard
du lundi au vendredi à 7h35

6 min

Le conflit russo-ukrainien précipite un schisme au sein de l'Eglise Orthodoxe











vendredi 13 décembre 2013

Scandale sur « France Culture » du 11.12.13 - seconde écoute

Comme dit le proverbe kalmouk : « Une oreille c’est bien, deux oreilles c’est mieux ».

France Culture s’avère populaire parmi les Oukraïniens (qui sont pourtant des bouseux, comme nous le savons depuis 1999 et les fameux "Regards [méprisants] sur la culture ukrainienne"). Dans sa dernière colonne, intitulée sobrement « Misères sans gloire de la diplomatie française », la correspondante du « Tyjdegn » en France, Alla Lazareva, écrit :

... Sur quelle planète vit le sympathique ministre des Affaires étrangère de la France – difficile de le dire au premier abord. Ce qui est certain en tout cas, c’est que son pays et l’Oukraïne ne se trouvent pas dans la même dimension spatio-temporelle.
Se tait le Quai d’Orsay, se tait le gouvernement, se taisent les députés et les sénateurs.* « Comment, est-ce donc vrai que l’on a employé la force à Kyïv ? Pourtant l’on a dit sur « France Culture » ce matin que les autorités de Kyïv n’ont fait que nettoyer les barricades dans les rues, conformément à une décision du tribunal, mais que l’on n’a pas constaté de violence »...

J’ai moi-même écouté ce reportage surréaliste sur « France Culture » – tout en regardant les reportages ensanglantés des collègues oukraïniens sur le Maïdan de cette nuit. Dissonance, incompréhension, révolte et l’envie de demander au collègue français : quelles sont les sources dont il s’est servi pour faire son antenne du matin ?
Un peu de persévérance et les sources sont nommés. Tout est on ne peut plus simple. Il s’agit de l’agence de presse russe RiaNovosti, qui possède depuis longtemps une page en français, où elle n’oublie pas les nouvelles de l’Oukraïne. Présentées, bien entendu d’un point de vue russe. (...) Je serais curieuse de savoir quelle station de radio préfère Monsieur le Ministre Fabius ? France Info ou France Culture ?
 
(...) Car pas mal de questions se sont accumulées.
Mais pour l’instant il n’y a pas de position officielle de Paris, il n’y a donc rien à dire aux journalistes. Ohé, les gars ! Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, François Hollande ! Vous n’avez pas commencés des pourparlers d’embauche chez « Gazprom » par hasard ? Il se dit que l’ancien chancelier allemand, Gerhard Shröder, y touche un complément non négligeable à sa retraite.
Fin de citation et fin de la colonne.

vendredi 17 juillet 2020

culture-ukraine.com R.I.P.

Апропо руїни порошенківської культурної дипломатії : І.К. Сашахуй Табурєткіна 
Notes de lecture
As a result of the study, it was found that, unlike the Ukrainian state cultural and educational institutions, the French Center adequately presents its own culture and cares about the formation of a positive image of the country.

vendredi 21 avril 2017

"La coopération culturelle entre l'Ukraine et la France"

au 1 janvier 2017
l'indice d'ignorance Larousse
était de 7 / 37

  Recherches en cours

Concernant l'affaire de corruption à grande échelle dite 'Affaire des petits fours à la skovoroda'
"Пригодвані сковородинськими пті фурами"

Document

dimanche 22 décembre 2013

France Culture, une radio franco-russe

A propos de la manif sur le Maïdan Nezalejnosty à Kyïv qui a commencé aujourd'hui à midi.

Antoine Marette (Paris) : Mobilisation en baisse à Kiev. Les manifestants pro-européens sont nettement moins nombreux que la semaine dernière dans la capitale ukrainienne Place de l'Indépendance. (...)

C’est devenu un rendez-vous hebdomadaire depuis maintenant un mois. Chaque dimanche des manifestants pro-européens se donnent rendez-vous Place de l’Indépendance à Kiev. Ils reprochent au pouvoir ukrainien son rapprochement spectaculaire avec Moscou. Et ce dimanche les manifestants sont là, mais ils sont moins nombreux que la semaine dernière.

Pierre Ludvig (Moscou) : ... quinze mille personnes seulement étaient ce matin Place de l’Indépendance dans le centre de Kiev en début de la manifestation...
... a déclaré l’une des cinq cent opposantes, présentes dès le petit matin...



2 022 km séparent Kyïv de Paris
3 241 km le séparent de France Culture
2 485 km (Paris - Moscou) + 756 km (Moscou - Kyïv)

mardi 5 décembre 2017

Puzzeled

 










1878. Le Prof. Mykhaïlo Drahomanov publie La littérature oukraïnienne proscrite par le gouvernement russe


L'aphasie constatée chez plusieurs sujets, supposément conséquente à la lecture de l'ouvrage, oblige les autorités françaises de l'époque à empêcher la diffusion de la brochure incriminée. Il sera toutefois permis à l'auteur d'exposer ses vues lors d'une tenue blanche, devant le public que l'on rencontre d'habitude dans ce genre de réunion.

...
 
Et c'est bien sûr en l'honneur de la plus célèbre des victimes de la "Littérature oukraïnienne" que l'on nommera ce symptôme "Mutisme hugolien".  
<Les présentes notes ont pour objet de servir à l'étude de ce mal français peu étudié, mal connu, pour tout dire tu, escamoté aux regards et à l'intelligence des contemporains, un mal, pourtant, aux conséquences désastreuses et on ne peut plus actuelles. Work in progress>
 
Cf. Michel Dragomanow, La littérature oukraïnienne proscrite par le gouvernement russe, Genève, 1878

1938. Le Prof. Ivan Doubytsky avance l'hypothèse d'une souffrance psychique spécifiquement française ressentie au contact du génie oukraïnien


samedi 30 juillet 2016

De Gaulle-le-collabo et les camps soviétiques

Le titre - pour attirer l'attention. Cela dit, ayant renversé le gouvernement légal, le général à titre provisoire rompt avec la politique de collaboration avec les nazis et entame une politique de collaboration avec les communistes. Le gouvernement accueille des membres du Parti Communiste français, et comporte même un représentant des service secrets soviétiques, Pierre Cot.

Les donneurs d'ordres

Les agents du  Smerch chassent en France - chasse à l'homme - comme dans leur pré carré. La police française donne un coup de main au besoin. Tous les citoyens soviétiques, tous les natifs des lieux désormais sous le contrôle de Moscou, doivent être rapatriés de gré ou de force.

En Union soviétique, il y a une institution chargée  de gérer ce qui est nécessaire dans une pareille situation. Et dans une pareille situation il faut des camps. LAGUIER, en russe. Et l'institution, toujours dans cette langue, se nomme Glavnoyé OUpravliéniyé LAGuiériéi, la Direction Centrale des Camps, en abrégé : GOULAG.

Goulag en France
French Willing Collaborators

Il y avait en France 130 camps soviétiques à l’apogée de la collaboration gaulliste.

Rediffusion d'une émission de l'année dernière de Catherine de Coppet et Anne Fleury :  
Les camps soviétiques en France

Mais comme le titre est un peu brutal, France Culture le présente simplement comme :  
Les soviétiques en France

Ah ! les collaborateurs de France Culture... Ah ! la liste Raffalovitch !
"Trouvez moi un journal français qui ne soit pas franco-russe" comme disait Lessya Oukraïnka.

Bonne écoute.


mercredi 31 décembre 2014

Bilan 2014 : Littérature oukraïnienne traduite en français


De la Librairie Oukraïnienne Ephémère
" l'intégralité des belles lettres oukraïniennes disponible en français "
le catalogue au 31 décembre 2014 se trouve à la fin de ce post





C’est une gageure que de faire le bilan de l’année 2014, l’année où l’Histoire européenne – et incidemment mondiale – s’est écrite en oukraïnien, une gageure de le faire en France, dans la langue sourde, la langue française, sourde depuis plus d’un siècle à la littérature, la culture, malentendante de la cause oukraïnienne.


Polonais imaginaire du côté de Saint-Nazaire
L’invasion russe, la guerre russo-oukraïnienne qui s’ensuivit, qui se poursuit et se poursuivra jusqu’à la défaite russe, ont donné lieu sinon à des prises de conscience, en tout cas à des collisions entre l’ignorance agressive dont se prévaut la France en matière oukraïnienne et l’Histoire de l’Europe en train de se faire – soudainement incompréhensible pour le Français.


« Comme tous les slavistes français, j’étais sans le savoir « impérialiste », c’est-à-dire que je ne me rendais pas compte de l’importance de la culture et de la langue ukrainiennes. » Le Monde (Paris), 23-24 mars.

Georges Nivat, « spécialiste des pays slaves ».

« Aujourd’hui je m’efforce de rattraper mon retard... A l’évidence il nous manque en français une histoire moderne et responsable de l’Ukraine, de sa culture, une anthologie de sa poésie. C’est une des raisons de la difficulté à comprendre la situation actuelle. » En mars 2014, le professeur émérite Georges Nivat découvre ses manques ou plutôt ses lacunes, les siennes et ceux des siens.
Parmi les pays gouvernés par le gouvernement du Kremlin, l’Ukraine est le plus peuplé, politiquement le plus puissant, et l’un des plus importants du point de vue culturel. Dans ce domaine, seuls quelques petits peuples de très vieille culture, situés à la lisière de l’empire, comme les Arméniens ou les Géorgiens, la dépassent.
On ne peut comprendre l’histoire et par conséquent la politique de l’est-européen, sans tenir compte du puissant facteur ukrainien. Ce problème ne date pas d’hier. 
Emmanuel Raïs, L’Ukraine, cette inconnue. Paris, 1966

« Je suis surprise qu’en France on parle de « séparatistes pro-russe », tandis qu’à l’évidence ce sont des militaires russes qui sont à l’œuvre dans le Donbass. Mais même dans les communiqués de l’administration du président Hollande il est question de « séparatistes » ». Iryna Slavinska interpelle Pascal Bruckner pour le journal oukraïnien « Oukraïnska Pravda ».
P. Bruckner : Nous employons la terminologie officielle. Cela s’est fait ainsi, c’est devenu un élément du langage utilisé par les médias.
I. Slavinska : Mais cela sert à cacher la vérité.

jeudi 21 mars 2013

Mutisme et amnésie. 2. Au fil des pages arrachées





Rencontres franco-oukraïniennes au fil des siècles
Seconde partie : Au fil des pages arrachées

 

Тотчас после заседания, в буфете театра Chatêlet, куда повели меня русские знакомые для представления Тургеневу некоторые из русских литераторов заметили ему, что он слишком уже много авансов дал французам. – "Да ведь они другого языка не понимают, – оправдывался Тургенев, – и никаких иностранных литератур не ценят и не знают" – тут же расказал анекдот о том, как В. Гюго в разговоре с ним смешал драмы Шиллера и Гете.
Mykhaïlo Drahomanov
Воспомининия о знакомстве с И. Тургенев
Au buffet du Congrès littéraire de Paris, 1878

La littérature oukraïnienne. Le nom est bizarre ; l’auteur, homme très distingué, a préféré ce nom à celui beaucoup plus connu de littérature petite russienne.
Ivan Tourguénieff
A la tribune du Congrès littéraire de Paris, 1878


Pourquoi discutez-vous avec moi ? Discutez avec le Petit Robert.
 Simone Signoret 
 Polémique autour de "Adieu Volodia".



Dès que j’ai eu l’honneur de lui être présenté, disais-je, je racontais à Maria Matios l’anecdote du mutisme oukraïno-hugolien. Mme Matios arrivait a-phone, sans voix, pour tout dire muette au Festival des Littératures Européennes de Cognac en ce novembre indigo 2012.

Le millésime de cette année avait pour devise...

jeudi 12 décembre 2013

Le Monde du 11.12.13 : ridicule comme d’habitude

Le Monde...
Après le scandale sur France Culture, où l’équipe du matin a su allié l’affirmation franche de sa supériorité intellectuelle avec une très-très-très faible connaissance du sujet traité. Il serait intéressant à ce propos d’obtenir les statistiques des émissions consacrées à la culture oukraïnienne par cette radio de service public depuis l’indépendance de l’Oukraïne. Si ses journalistes ne se rendent même pas compte de leur ignorance - il doit y avoir anguille sous roche.

Le Monde du 11.12.13,
« En Ukraine, le dialogue de sourds s'installe »  :

L'opposant Oleh Tianibok a réagi en dénonçant...

et un peu plus loin :

L’auteur du Monde n’est pas fichu de comprendre qu’il parle à quelques paragraphes de distance d’une seule et même personne, le peu recommandable chef du parti « Svoboda », Олег Тягнибок - Oleh Tyahnybok. L’une des têtes du dragon tricéphale de l’opposition parlementaire oukraïnienne.
Le monstre tricéphale de l'opposition oukraïnienne
Photo : Rostyslav Chpouk

Une très-très faible connaissance du sujet. Cela n'atteint pas, bien sûr, le niveau de France Culture, mais vous imaginez combien les analyses du Monde peuvent être pertinentes. Et combien ses lecteurs ont une vision claire des évènements.

En parlant de ses lecteur, j’ai trouvé un slogan pour ce média très français :
Le Monde, le journal préféré du Président Gollande !

mercredi 10 août 2016

Le grain de la voix étouffée de l'Oukraïne sur France Culture





"Oleg Chamchour, Ambassadeur d’Ukraine en France et permanent de l’Ukraine auprès de l’UNESCO"



dans la seconde partie d'Une semaine dans le monde, France Culture, 7.08.16


à partir de 52'00'' :

mardi 31 décembre 2013

Bilan 2013 : Littérature oukraïnienne traduite en français

Je me fais l’oreille du monoglote. Je me mets à sa place.
La vôtre sans doute.





Mais on n’est pas en nonante-neuf non plus.












Il semble qu'il y ait aujourd'hui plusieurs librairies oukraïniennes en ligne basées en France.

lundi 6 juin 2016

Allo Moscou ? Ici Paris. Comment ça va à Kieff ?

sur le front français
encore une histoire de terroristes français 

 ...Prudence aussi du côté de Kieff, où les autorités ont annoncé avoir arrêté un Français prêt à commettre des attentats pendant l’Euro de football. Le ministère français de l’intérieur minimise pour l’instant les informations émanant des services de sécurité ukrainiens. Les précisions à Moscou de notre correspondant, Marc Crépin...

France Culture, Journal de 18h
une radio franco-russe

Et pendant qu'à France Culture on joue au téléphone arabe on apprend dans les médias oukraïniens : 

dimanche 15 décembre 2013

Lumières d’une journaliste russe sur "les sources" de France Culture.

scandale "France Culture 11.12.13"
 

Юлия Латынина, "Эхо Москвы", "Код доступа" от 14.12.13

Youlya Latynina, radio « Echo de Moscou », 14.12.13, 19:07 heure de Moscou
 
 


Еще у меня несколько вопросов, один про расфомирование РИА НОВОСТИ и создание вместо него международного агенства РОССИЯ СЕГОДНЯ, которое будет улучшать имидж России за рубежом, и назначение на это место телеведущего Дмитрия Киселева, который только-что получил на Евромайдане «Оскар за вранье». Ну знаете, я могу честно сказать, что по ряду причин я не хочу комментировать самую существенную часть этой истории связаную с разборками внутри правящей элиты. Понятно, что Светлана Миронюк, глава РИА НОВОСТЕЙ, являлась частью эстеблишмента, но у неё были плохие отношения с другой частью эстеблишмента. Но мне кажется эта история примером контр-продуктивных решений прежде всего для самого Кремля. Потому что РИА НОВОСТИ как раз таки поддерживали имидж путинского режима за рубежом. Вот смотрите, вроде как гос.структура, а вроде как человеческое лицо. И понятно, что когда вы ставите для улучшение имиджа России человека, который разказывает, что Евромайдан это месть шведов за поражение под Полтавой – то имидж России как раз ухудшается.
Ce qui en français donne :

jeudi 9 août 2018

Sentsov, 88ème jour de la grève de la faim

[The time is running out]
88 днів як увімкнув зворотній відлік своєї пекельної машини "терорист" Олег Сенцов.
"Ми просто йшли, у нас нема зерна неправди за собою."
Natacha Triou, "Le journal de la culture" du 9 août 2018 :

"L'état de santé d'Oleg Sentsov est catastrophique"

Le prisonnier politique emprisonné en Russie est en grève de la faim depuis maintenant 88 jours. Je laisse au réalisateur français Jacques Audiard faire un rappel de la situation avec cette déclaration du 9 juillet.

3 mois de grève de la faim, 3 mois aussi d’une mobilisation populaire et internationale. Hier, la cousine du cinéaste s’est exprimée sur Facebook après avoir reçu une lettre via son avocat.  "l'état de santé d'Oleg Sentsov est catastrophique" écrit-elle avant d’ajouter "il pense que sa fin est proche". L'avocat de M. Sentsov, lui a rendu visite en prison mardi et a indiqué qu’il souffrait de problèmes cardiaques, qu’il avait perdu 30 kilos et qu’il ne pouvait désormais plus se lever.

Depuis le 14 mai, Vladimir Poutine reste de marbre face à cette grève de la faim, aucune réaction, ni aucun transfère sanitaire organisé. Oleg Senstov est même isolé par les autorités pénitentiaire russes. Il y a quelques jours, elles ont interdit la visite en prison d’Amnesty International. L’ONG était accompagnée d'un expert médical. Amnesty et La Cour européenne des droits de l’homme exigent qu’Oleg Sentsov puisse avoir accès à des soins conformes à l'éthique médicale. Aujourd’hui, plus question de transfert : l’ukrainien ne peut plus se déplacer. Il craint, dit sa cousine, de ne pas survivre au voyage.

Un origami pour Sentsov
Michel Eltchaninoff lance un nouvel appel. Le président de l’association "Les nouveaux dissidents" a lancé une nouvelle campagne pour renforcer la pression sur la Russie en faveur de la libération du cinéaste. L'opération s’intitule "une carte pour Sentsov", et appelle à envoyer massivement à son domicile une lettre à Emmanuel Macron pour lui demander d’intervenir auprès de Poutine et pour défendre la démocratie, la liberté et les droits humains, des valeurs défendues par la France.

Notons que la ville de Paris s’est engagée dans la mobilisation, on peut voir dans la capitale sur plusieurs bâtiments officiels le portrait du cinéaste. Sur la façade de Hotel de ville [*] ainsi que sur différentes mairies.

Mais Vladimir Poutine semble être prêt à laisser mourir le prisonnier politique. Si aucune action internationale d’envergure n’est initiée ces prochains jours, il sera probablement trop tard.



lundi 20 novembre 2017

Ce soir à l' Odeon, Paris, Serebrienikov vs Sentsov


Soyez un peu attentif à ce qui se prépare ce soir au théâtre de l'Odéon. Un avant-goût nous est proposé par la radio franco-russe "France Culture", dont la Directrice animera le spectacle à partir de 20 h.
Petit rappel des faits.

Oleg (Oleh) Sentsov a été kidnappé par l'occupant russe pour avoir protesté contre l’Anschluss d'une partie du territoire oukraïnien (la presqu'île de la Crimée). Kidnappé, torturé, "jugé" et "condamné" à 20 ans de camps. Avec lui, dans la même affaire, furent "condamnés" quelques autres personnes, dont l'anarchiste Alexander (Oleksandre) Koltchenko. La "justice russe" prétendait juger un groupe terroriste d'extrême-droite oukraïnien : le "groupe Sentsov".

Oleksandre Koltchenko n'a jamais renié ses opinions anarchistes, mais la réalité de la guerre l'a obligée à devenir un patriote oukraïnien. De même Oleh Sentsov. Quelles qu'ait été vos opinions avant l'occupation, après l'occupation vous n'avez de choix qu'entre collaboration et patriotisme. Tertium non datur. Or "patriote" est précisément le contraire de "dissident"...

Kiril Serebrienikov était un metteur russe choyé par le pouvoir, un "bouffon du roi" parmi tant d'autres Russes méprisables. Lorsque la Russie a envahi l'Oukraïne, il a applaudi des deux mains : "Krym Nach*", criait-il, "hourra ! Vive Poutine le rassembleur des terres russes !"... Aujourd'hui il a quelques problèmes avec la "justice russe". Personnellement cela ne me fait pas plaisir : cela m'est totalement indifférent. On le dit "dissident" au régime de Poutine - peut-être. Le mot a servi à mal nommer le mouvement pour les droits de l'homme en URSS. Il a permis aux "intellectuels français" de croire que leur pensée était universelle. Aujourd'hui il permet aux "philosophes français" de faire l'amalgame entre un héros oukraïnien et celui qui hier lui chiait dessus, le dissident russe Serebrenikov.
* "La Crimée est à nous"
P.S. Le spectacle est payant : 6 ou 10 euros. Les cautions oukraïniennes seront Andreï Kourkov "Vmiesto" et le philosphe Volodymyr Yermolenko-Ogarkov. La sublime Mariana Sadovska est, à l’évidence, utilisée à son insu.



dimanche 5 janvier 2014

«France Culture» toujours aussi franco-russe

Lessya Oukraïnka, 1896
 
France Culture a la bonne idée de rediffuser ce samedi matin le « Magazine de la rédaction » du vendredi. « Y a-t-il encore une Ukraine pro-russe ? »


ЄвроМайдан Донецьк

Eric Biegala : Quand on parle avec les gens à Donetsk, il est assez difficile, finalement, de trouver de véritables soutiens du Parti des Régions et du Président Yanoukovytch. J’en ai trouvé un moi, on l’entend dans le reportage, je l’ai mis – il y en a. Mais c’est difficile, c’est difficile de faire dire aux gens de manière spontanée « Et bien je soutiens le Parti des Régions », « Il faut qu’on aille vers la Russie ». C’est de plus en plus difficile.
Difficultés d’un journaliste français confronté à la réalité.





Et peu de temps après la question oukraïnienne fut de nouveau abordée – « Peut-on encore aimer l’Europe ? » par Alain Finkelkraut et ses invités des « Répliques ».



Jean-Pierre Chevènement : L’Ukraine est elle-même un pays divisé.
Alain Finkelkraut : Mais oui, c’est ce que j’ai dit.

Plus aucune difficulté.


Reprenons.