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mercredi 15 juillet 2015
vendredi 6 décembre 2013
Ivan Soussanine, traducteur-interprète
- то сі є жарт -
Non, je n’ai pas dit 长毛绒, j’ai
dit 常春藤... Vulgaris, c’est ça.
Та ні, не 长毛绒. Тут ка має бути 常春藤. Дурак.
Ivan
Soussanine
Traduction Interprétariat
Russe - Ukrainien
dimanche 25 août 2013
O !
Tu m'fais penser à un personnage de manga, Oles.
(après un silence)
J'aime pas les mangas.
(après un silence)
J'aime pas les mangas.
Peter, un serpent
Pendant ce temps chez les Grands Russes ...
"Le manga c'est mieux que les vétérans"
tel est le slogan de ces kartinki*
jeudi 14 mars 2013
...et ce père mort sous le knout !
...et ce père mort sous le knout !
Correspondances - Lectures - Divers
Correspondances - Lectures - Divers
Supposez toujours ce qui était l’idée première du livre, un seigneur polonais dont les filles ont été violées, la femme tuée à coup de hache, le père mort sous le knout, un Polonais dont tous les amis périssent en Sibérie et dont la nationalité va disparaître de l’Europe sous la tyrannie des Russes. Si cet homme-là n’a pas le droit de couler les frégates russes partout où il les rencontre, alors la vengeance n’est plus qu’un mot.
Polonais imaginaire
jouant de l'orgue
mercredi 13 mars 2013
Androukhovytch Moscoviada
Février 2007
Лютий 2007 року, французький переклад Московіади - Марії Маланчук.
В Парижі дощ і всі читають Андруховича :
...à Paris il pleut et tout le monde lit Androukhovytch.
| Le beau est toujours bizarre. |
Moscoviada
est un roman satirique, antiimpérialiste, drôle, anticolonialiste, irrévérancieux, sagace, acerbe, mordant,
méchant, c’est un roman nègre. Peut-être créole. Présentement Neg'marron. Roman coromanti.
Et donc même s’il pleut ↗
↙ On peut se mettre à l’abri pour lire Androukhovytch
mardi 12 mars 2013
Mutisme et amnésie. 1. « ...en plein XIXe siècle !»
Rencontres franco-oukraïniennes au fil des
siècles
Première
partie : « ...en plein XIXe siècle ! » En français ↓ Французькою
lundi 4 mars 2013
V. Domontovytch – un "nationaliste ukrainien" ?
Mise au point en forme de pied de nez
![]() |
Encyclopédie de l’Oukraïne
2 éd., Lviv, 1993, T.2, p.
562. Fragment.
|
---- Brouillon ----
mardi 19 février 2013
Encore de bonnes nouvelles !
Si vous ne vous
êtes toujours pas aperçu que j’avais mauvais caractère...
Un traducteur igri (du russe - игривый)
De bonnes nouvelles de la Littérature ukrainienne.
Comme j’avais fait la remarque à Mme Galyna Dranenko qu’il n’était pas tout à fait correct de ne pas indiquer la source – Mazepa99 – des traductions qu’elle mettait sur le blog « Littérature ukrainienne »... je fus puni. Pour avoir manqué de respect à Mme le Professeur :
Comme j’avais fait la remarque à Mme Galyna Dranenko qu’il n’était pas tout à fait correct de ne pas indiquer la source – Mazepa99 – des traductions qu’elle mettait sur le blog « Littérature ukrainienne »... je fus puni. Pour avoir manqué de respect à Mme le Professeur :
– Mais m’dam, c’était
une lettre privée...
– Au coin, petit impertinent !
Le blog est désormais
privé des traductions en français de la poésie oukraïnienne*...
Tout le blog ?
Non ! Car un village de vaillants Gaulois... je veux dire, la page consacré à Stoussss a gardé les traductions « fournies par la Librairie
Oukraïnienne Ephémère ». (Avec un lien vers le site Mazepa99. Impratiquable le lien, mais bof.)
La bonne
nouvelle est qu’à cette occasion Mme Dranenko a publié ses propres traductions de Vassyl Stous. Je vous recommande vivement d’aller les lire.
(Et c’est vraiment
une bonne nouvelle – vous n’avez pas idée combien ce recueil de Stous toujours
inédit me pèse.)
Галина Ґалина Драненко Василь Стус Стусс
_____________________________
* C’est bête. Remettez les. Il suffira de
prétendre que soi-même l’on a passé des heures et des jours à la bibliothèque pour
trouver ces traductions. Un petit mensonge certes, mais puisque c’est pour
la bonne cause...
Septante-cinq ans depuis la naissance de Vassyl Stous...
Il y a un peu plus d’un
mois. Le 8 janvier. Ou bien le 6. En France rien, bien sûr.
En Oukraïne, à Kyïv, à l’Université Chevtchenko, le spectacle « Le cercle de Stous ». Monté une vingtaine de fois déjà, un peu partout dans le pays. Au départ, en 2009, le projet de Serhiy Proskournya et de Dmytro Stous était d’écrire un opéra rock... Ce fut finalement ce spectacle. Bon.
On y entend les sœurs
Telnyouk. En Oukraïne, à Kyïv, à l’Université Chevtchenko, le spectacle « Le cercle de Stous ». Monté une vingtaine de fois déjà, un peu partout dans le pays. Au départ, en 2009, le projet de Serhiy Proskournya et de Dmytro Stous était d’écrire un opéra rock... Ce fut finalement ce spectacle. Bon.
Bien les sœurs Telnyouk. (Vous pouvez les écouter par exemple là, ou là.)
Quelqu’un lui avait
dit un jour : « Il faut apprendre à faire des compromis, Vassyl. »
Il avait répondu :
« Je ne veux pas apprendre cela. Je veux apprendre à mourir avec
dignité. »
Un type antisocial,
Stous. Un maître gnostique. Un Valentin, un Basilide.
Lorsque devait
paraître le « Recueil Stous » dans la revue l’Intranquille j’ai
reçu les corrections proposées par Maria Malantchouk aux traductions que nous
avions faites avec Annie et qui devaient voir le jour à cette occasion.
J'attire votre attention sur une remarque faite à propos de la note sur Mykola Kostomarov :

Vu que dans l’esprit du
lecteur français, nationaliste équivaut à peu près à fasciste, faut-il laisser
ce terme ?
Bonus :
Vassyl Stous lit l’un des poèmes du cycle « Kostomarov à Saratov » :
Vassyl Stous lit l’un des poèmes du cycle « Kostomarov à Saratov » :
samedi 16 février 2013
Hapa N. Karpa " 売春 "
Vendre printemps
Pour cent dollars
par mois on pouvait s’acheter une prostituée. Et elle était à vous chaque soir
les jours ouvrables. Mais sans rapports, bon.
vendredi 4 janvier 2013
Andievska & Pinzel
Je sais très bien que je ne devrais pas. Mais il se trouve
que j’ai en ma possession une photo, une photo de Emma Andievska dans sa période
Baader-Meinhof. Et tant pis je la publie :
Et dans le même dossier (красна течка) de la documentation sur une installation
de Pinzel :
« Debout les damnés de la terre… »
Il faut absolument que je vous parle de Pinzel. Une expérience intérieure abracadabrantesque.
De la grande BD.
Pinzel. Johann Georg Pinsel Louvre baroque
mercredi 26 décembre 2012
Fin 2012 : Oles Pliouchtch songe à sa Carte de visite de 2006
Олесь Плющ згадує візитівку Олеся Мåслюка за 2006 р.
Із світлин "Звична екзотика" ("Корто Мальтес і я"), листопад 2012 р.
© Віталій Лямічев Vitaly Lyamitchev
|
Source / Джерело
samedi 15 décembre 2012
vendredi 14 décembre 2012
Carte de visite
Bibliographie des traductions de l'oukraïnien au 1 juillet 2015
Carte de visite de 2006 retrouvée en novembre 2012
Carte de visite de 2006 retrouvée en novembre 2012
Il faut sans doute que je me présente, me suis-je dis en créant ce blog. Plutôt que de m’astreindre à la tache pénible d’écrire une autobiographie, j’ai recherché ce qu’il était possible d’apprendre sur moi dans les vastes espaces d’internet. En voici le résultat, complété par mes soins.
Je suis donc le fils de ma mère et de mon père.
Dont acte. Et père de ma fille. Mon plus grand bonheur sur cette terre. Je suis
aussi le petit-fils de mon grand-père maternel, mais l’internet l’ignore pour
l’instant. Il me faudra un jour combler cette lacune. Ce qu’il ignore aussi est
que mon arrière-arrière-grand-père était le chokhet (le boucher rituel)
de l’une des communautés juives de la ville de Kyiv, ville où je suis né au
milieu de siècle dernier. Comme l’écrivait le très tendrement aimé Leonid
Kissyelyov : « Je suis un poète de la seconde moitié du vingtième
siècle ».
Les deux catastrophes majeures de ce siècle maudit
sont passées sur mes aïeux de leurs bulldozers de mort. J’ai nommé le génocide
oukraïnien (dont l’épisode le plus connu est le Holodomor – un
« détail » comme on dirait en France). Et la Choah, la
Catastrophe du judaïsme européen. Il n’est donc pas étonnant que je considère ceux
qui les nient comme mes ennemis personnels.
Cela dit il me faut préciser que je ne suis pas
Juif, en tout cas pas selon la halakha, la loi religieuse juive, mais
que je l’aurai été d’après les lois nazis, ceux de Nuremberg.
Je suis athée. Tout en étant très respectueux de
toutes les religions. A une exception près : le satanisme. Et notamment
deux de ses formes récentes – le bolchevisme et le nazisme. Voir plus haut.
![]() |
| Avec Andreï Amalrik, 1977 |
Ainsi sur des sites consacrés à la littérature
oukraïnienne vous pourriez apprendre que Oleksïy (Oles est le diminutif de ce
prénom) Pliouchtch était un écrivain médiocre, qu’après avoir écrit quelques
œuvres en prose sans grand intérêt, il s’est suicidé en 1907. Je est un autre.
Toujours vivant bonnant mallant.
En 2004, lors de la glorieuse Révolution Orange,
un groupe de journalistes de la radio « Echo de Moscou » avaient créé
un faux média électronique prétendument oukraïnien qui comptait parmi ses
collaborateurs un certain Oles Pliouchtch. Amateur de mystifications moi-même –
parmi mes personnages préférés de la littérature oukraïnienne au premier rang le
sublime Edward Strikha – je n’ai aucun reproche à faire à Alexandre
Pliouchtchenko qui avait pris ce pseudonyme. Je n’ai jamais collaboré avec
aucun média russe. (En fait si, je m’en souviens maintenant. J’ai traduit un
temps pour la revue « Glasnost » de Grigoriants. Lorsque l’on
distribuera les décorations à ceux qui ont détruit l’Union Soviétique, il
faudra que je pense à réclamer ma médaille en chocolat.)
Il y a encore ce récit du premier président
oukraïnien, je veux dire le second premier président, L. Kravtchouk, au sujet
de son rôle de saboteur de la reconstitution de l’Union Soviétique : « A
tout hasard je décidais qu’à la rencontre des chefs d’états qui devait se tenir
dans la salle Guéorguiévsky au Kremlin j’enverrais à ma place Pliouchtch et
Masliouk. Sans droit de signature, bien sûr. » Je ne suis ni l’un ni l’autre.
A propos de pseudonymes. Pour éviter l’ombre
portée de mon père j’ai toujours demandé à ce que l’on publie mes traductions
sous un nom d’emprunt. Le seul texte paru dont je sois l’auteur aussi d’ailleurs. Après
avoir transféré sa rédaction de Munich à Kyïv la revue « Soutchasnist »
baissa le niveau de ses exigences quant à la qualité des textes qu’elle
publiait et fit paraître « Ignou » (inspiré de Allen Ginsberg). Mon
pire pseudonyme : Igor Noud’ha. Choix d’autant plus malheureux qu’il
existe un écrivain oukraïnien qui porte ce nom. Mais je l’ignorais à l’époque.
« Ignou » fut traduit du français par Anatole Perepadya (le Anatole
Perepadya, oui-oui).
…Preuve que les demi-dieux de la traduction font
eux-aussi des erreurs : dans une première version Perepadya avait
interprété le mot « mandala » comme « mandale ». Il avait
rendu ce mot par le mot oukraïnien «стус»
(stous – coup de poing).
Mes premières traductions littéraires sont celles
des poésies de Vassyl Stous. Juste après sa mort. Son assassinat. Encore longtemps
après je fus rongé par un terrible sentiment de culpabilité : nous aurions
pu le sauver. Je l’affirme haut et fort : il aurait fallu être un peu plus
persévérant alors, un peu plus agressif dans nos actions pour que les
bolchéviques n’osent pas le tuer. C’est une certitude douloureuse. Nous, la
communauté oukraïnienne de France, étions las. Nos misérables petites
manifestations ne produisaient apparemment aucun effet. Souvent les CRS qui
« protégeaient » l’ambassade soviétique étaient dix-vingt fois plus
nombreux que les manifestants. Et nous n’avons à aucun moment usé de violence…
Cela me fait penser à un épisode amusant. La manif
avait été organisée au « mauvais moment » : la France recevait
en grande pompe un quelconque salopard soviétique très haut placé. Nous aurions
pu – pensaient-ils – de nos petites voix fluettes gâcher l’impression favorable
de l’accueil chaleureux réservé au cher hôte. Deux ou trois paniers à salade
avaient suffi à transporter tous les manifestants dans un commissariat. Non pas
le plus proche, mais celui qui se trouve à côté du Grand Palais, je ne sais pas
pourquoi. C’est étrange, mais je portais le portrait de Stous à cette manif.
Pur hasard : les prisonniers politiques oukraïniens se comptaient par
dizaines à l’époque et les portraits bricolés la veille étaient nombreux. On
devrait pouvoir retrouver les photos dans les archives des agences de presse.
L’épisode en question s’était passé au commissariat. Soudain, tandis que nous
passions le temps à deviser entre nous, la porte du commissariat s’ouvrit et un
grand bonhomme au crâne rasé entra (suivi d’une petite cour). Sans hésiter il
se dirigea vers nous, d’un geste d’autorité il repoussa le planton de la main et
entra dans la cage pour saluer chaleureusement les fauteurs de troubles. La
stupéfaction sur les visages des policiers est une des choses les plus
étonnantes que j’ai vues de ma vie. Revenus de leur stupeur ils essayaient de
faire sortir l’intrus de derrière les barreaux – le comique était à son comble
– mais n’y parvenaient pas, sentant, sans le comprendre, qu’ils avaient devant
eux une Autorité bien supérieure à la leur. (Un journaliste avait prévenu
Michel Foucault de l’incident près de l’ambassade. Je vous le dis : impressionnant
le bonhomme.)
…La honte est sans doute mauvaise conseillère,
mais je commençais à traduire Vassyl Stous. Je n’aime pas ces premières
traductions. Et le pseudonyme sous lequel ils furent publiés non plus :
Olaf Hedera. Ensuite ma grande amie Anne Renoue accepta de traduire en tandem.
Ce sont les meilleures traductions de Stous à ce jour. Et le mérite en revient
entièrement à Anne. Elle m’a beaucoup appris alors (mais non pas lorsqu’elle
fut mon professeur de français au Lycée International de Sèvres). Celles que
j’ai faites plus tard – en tant que Alice Kessoss ou Oles Masliouk seul – sont
moins bonnes, il me faut le reconnaître, même si mon amour propre doit en
souffrir. Il est difficile de juger la qualité de ses propres traductions, ou
plutôt il est impossible de le faire lorsqu’il s’agit de poésie. C’est pourquoi
je fus ravi d’apprendre que André Jolivet, un peintre breton ignorant
tout des questions oukraïniennes, ait aimé les traductions et qu’il a fait une
édition pirate et de luxe du cycle « Kostomarov à Saratov ».
Nous sommes le 14 décembre 2012.
Aujourd’hui, dans le cadre du séminaire « L'Ukraine
du XIXe au XXIe siècle : Fragments d'une histoire culturelle (oeuvres, figures
et lieux) », les étudiants de l’Université de Genève étudient les œuvres de
Vassyl Stous « d’après la traduction proposée par la Librairie
Oukraïnienne Éphémère ». J’avais à l’époque – en 1999 – collecté
toutes les traductions de la poésie oukraïnienne en français que j’ai pu
trouver (et pas seulement en français). Je les ai recherché (et trouvé !)
dans des endroits les plus improbables. Ainsi le site Mazepa99 proposait pour
la première fois (!) depuis leur première publication dans un obscur journal
communiste les cinq poèmes de Chevtchenko traduits par Louis Aragon. Les seules
traductions vraiment bonnes de Chevtchenko en français, car si l’homme était
détestable, il était néanmoins un poète et un traducteur de très grand talent. Un
grand bonheur fut de trouver dans le manuel « Parlons ukrainien. Langue
et culture. » la traduction d’un poème de Stous par Marie Venhrénivska. Non
pas à cause de la qualité exceptionnelle de la traduction, mais parce que
c’était la seule traduction où n’avait pas participé Hedera-Kessoss-Masliouk.
…Il y a un mois, ces mêmes étudiants se penchaient
sur mes traductions de Mykola Khvylovy. Il faudrait que je raconte un jour
comment ce recueil de nouvelles fut mis au pilon par l’éditeur. J’ignore
comment à Genève on a pu s’en procurer un exemplaire. Ni à Tchernivtsi
d’ailleurs, à l’université duquel Hanna
Kouchniriouk a reçu il y a quelques mois la mention « excellent »
pour son travail « Les phénomènes de métaphorisation, de démétaphorisation
et de remétaphorisation dans les traductions françaises des œuvres de
littérature oukraïnienne (sur l’exemple des traductions des œuvres de Mykola
Khvylovy). » Et qui devait, entre autre, « Зіставити метафори з
оригіналу новел М. Хвильового та проаналізувати їх передачу Олесем Маслюком при
перекладі ». Heureusement que le millepatte ne se demande pas comment il se
déplace.
…La seule de mes traductions de Emma Andievska qui
soit jamais paru à ce jour est son « Djalapita ». Dans l’anthologie
de M. Joukovsky. (Un professeur d’INALCO qui publie des livres pirates – voilà
une histoire « très-oukraïnienne »).
Emma Andievska… Elle est encore plus « химерна » que
je ne le suis face au monde de l’édition. Jugez par vous-même : le plus
grand écrivain oukraïnien contemporain (c’est ainsi) vit à Munich et fait
publier ses œuvres complètes (le cinquième tome est paru l’année dernière) à
Bat Yam, une obscure bourgade israélienne, chez un éditeur dont on n’est pas certain
qu’il existe réellement. Traduite dans une dizaine de langues (son traducteur
en hébreu vit à côté de la centrale nucléaire de Dimona), elle est quasiment
inconnue en Oukraïne. J’exagère à peine. Ses admirateurs sont une espèce de
secte dispersée sur toute la planète. Se reconnaissant entre eux par des mots
et des signes mystérieux. Dites « Djalapita » et vous verrez – si
vous tombez sur l’un de nous – les yeux de votre interlocuteur s’illuminer brusquement.
Et briller comme les yeux d’un dément. Et cette mésaventure peut vous arriver
n’importe où : à New York, à Berlin, à Jérusalem, à Toronto, à Mumbai, à
Sidney, à Tokyo et même à Paris. Vous ne me croyez pas, je sais. Et pourtant c’est
vrai.
Emmanuel Raïs (un « auteur-Gallimard ») a
écrit un jour : « Parmi les 5 ou 6 jeunes gens qui constituent (…) deux
surtout émergent, qui, s'ils avaient la chance d'une traduction efficace, ne
manqueraient certainement pas d'enthousiasmer les lecteurs, même les plus
exigeants, de notre époque : il s'agit de Iouri Tarnavsky et, tout
particulièrement de Emma Andievska, qui a vraiment créé une nouvelle dimension
de la poésie, en alliant, avec une fabuleuse richesse verbale et métaphorique,
les acquisitions les plus osées du surréalisme, avec une vision très
personnelle des domaines les plus insolites du folklore, comme la sorcellerie
et la foire. On retrouve chez cette toute jeune femme des éblouissements d'une
profondeur mystique, qu'on chercherait en vain chez maint sage aux cheveux
blancs. »
Ce texte est de 1966.
Ce texte est de 1966.
Et si je vous disais où sont parues mes
traductions de Tarnavsky…
Il me faut maintenant aborder l’histoire récente d’un
marchand de cacahuètes qui se prenait pour un éditeur. Histoire très désagréable
et même pénible. Et comme je n’ai pas envie de le faire, je vais plutôt
reproduire dans le prochain post la correspondance que j’ai entretenue
avec le dit mercanti.
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