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jeudi 25 février 2021

Lessya Oukraïnka, 150 ans aujourd'hui

Aujourd'hui, le 150ème anniversaire de Lessya Oukraïnka

Леся Українка

Lessya Oukraïnka

25.II.1871-1.VIII.1913

 

 

 

 

 

 

Victoire

 

Longtemps je ne voulus profiter du printemps,

Je ne voulais point l’écouter

Et ses discours doux, séduisants et charmants,

Je craignais de les prendre en mon cœur.

« Non, je me fais point signe, printemps, disait-je,

Ne me charme pas et ne me flatte en vain.

Que me fait cette beauté joyeuse et claire

Quand j’ai le cœur sombre et triste. »

Et le printemps sussurait : « Ecoute-moi !

Tout profite de ma forte puissance :

Le bois touffu déjà ne pense plus au triste hiver

Et il fait le coquet en une parure verte ;

Le nuage a retenti de la foudre sonore

Et le feu de l’éclair l’illumina ;

La terre noire disparait sous les primevères…

Je donne à tous mes faveurs, comme une reine.

Puisse ton cœur obscur connaître aussi la vie

Et répondre à mon chant joyeux,

Car tout ce qui vit vibre avec lui,

Et ton cœur est vivant puisqu’il bat ! »

Tout bas la pensée murmure : « Ne crois pas à ce printemps ! »

Mais son avertissement est vain…

Déjà rêves et chants ont pénétré en moi !

Printemps, printemps, j’avoue : c’est toi qui as vaincu !

 

Traduction de Antoine Martel

 

Lessya Oukraïnka, 150 ans aujourd'hui

Aujourd'hui, le 150ème anniversaire de Lessya Oukraïnka

Леся Українка
25.ІІ.1871 - 1.VIII.1913

 

 

 

 

 

 

Contra spem spero 


 

Fuyez au loin, oh mes pensées ; lourdes nuées d'automne 
Car voici revenu le printemps lumineux ; 
Pourquoi faut-il donc que mes jeunes années 
S'écoulent dans la peine et l'écho des sanglots ? 
 
Non, à travers les larmes, je garde le sourire 
Et je chante au milieu des malheurs, 
Sans espoir, je veux espérer quand même, 
je veux vivre : fuyez, pensées qui m'accablez !  
 
Sur notre terre si dure et si aride, 
Je m'en irai, semant des fleurs brillantes, 
Dans la neige glacée je planterai des fleurs 
Et les arroserai de mes larmes amères. 
 
Et l'écorce puissante des glaces 
Fondra sous mes pleurs brûlants, 
Pour moi alors des fleurs pourront éclore, 
M'annonçant enfin un heureux printemps. 
 
Sur la pente abrupte de la montagne, 
Comme on porte la croix, je porterai ma pierre, 
Et m'élevant avec la charge énorme 
J'entonnerai quand même un chant de joie. 
 
Dans la nuit infinie et sombre, 
Mes paupières jamais ne s'abaisseront, 
Et mes yeux guetteront l'étoile des rois mages 
Qui domine les nuits de son brillant éclat. 
 
Oui, à travers les larmes, je garde le sourire 
Et je chante au milieu des malheurs, 
Sans espoir, je vais espérer quand même, 
Je vais vivre : adieu, pensées qui m'accablaient !

Traduit par Kaléna Houzar - Uhryn  

jeudi 18 février 2021

Maryana Maksymiak, argentina dreaming


 

 

 

 

 

 

 

Maryana Maksymiak
Мар'яна Максим'як

argentina dreaming

je veux me réveiller auprès de l'Océan

dans une maison toute blanche

aux fenêtres d'azur

mercredi 17 février 2021

mardi 2 février 2021