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mardi 4 février 2014

Effets pervers du mutisme oukraïnien

Document

Мы их развели как котят.
Михаил Чечетов

 
 « L’UE ne doit pas se détourner de l’Ukraine »
 
Le Monde daté du 22 janvier consacre son éditorial aux évènements de l’Oukraïne : "L’Ukraine vit des heures graves. Depuis deux jours, le centre de la capitale, Kiev, est le théâtre de violents affrontements. Autobus en feu, barricades devant des bâtiments publics, tirs de gaz lacrymogènes et de balles en plastique... C’est une crise politique majeure..."











Page 19, on trouve ces "décryptages" : une "pétition de soutien".

 


 
 
 
"Le but de la pétition qu’on lira ci-après est de contribuer à rendre l’opinion française plus clairvoyante sur les enjeux profonds de l’affrontement auquel on assiste depuis des semaines à Kiev."




"La pétition de soutien" :

lundi 27 janvier 2014

Ludovico Einaudi sur l'EuroMaïdan

Face à la mairie de Kyïv - un piano. Il fait moins 15 degrés en cette nuit du 24 janvier. Un manifestant se met à jouer. Sans même enlever sa cagoule (d'après les lois du 16 janvier il encourt donc de la prison ferme, quelques années).
C'est beau, la révolution.

Le journalisme français ahurissant, comme d'hab

Dans la série "Je raconte n'importe quoi car je suis un journaliste français", le JT de 20h, samedi sur France 2


Corpus delicti :
http://www.francetvinfo.fr/ukraine-tentative-de-main-tendue-entre-opposants-politiques_514293.html

Notez que pour France 2 c'est l'Ouest de l'Oukraïne qui est rural. Sur i>tele, c'était l'Est.
 
Amusante aussi l'Oukraïne occidentale "de rite catholique". Comme l'on sait l'Eglise gréco-catholique (effectivement majoritaire à l'Ouest) a la particularité de pratiquer le rite orthodoxe tout en étant catholique (comme son nom l'indique). Quant aux orthodoxes ils ont deux Eglises en Oukraïne, celle du Patriarcat de Kyïv, qui soutient l'EuroMaïdan, et celle du Patriarcat de Moscou que la question de l'EuroMaïdan divise.
 
L'"analyse politique", en revanche, "d'une superficialité ahurissante" ne me fait pas rire du tout étant donné que la France - hélas - a encore son petit mot à dire dans les affaires internationales.

dimanche 26 janvier 2014

Olivier Ravanello et ses idées reçues (franco-russe)

Je Vous demande de rechercher l’adresse de « La Réforme » ou d’un autre journal français radical ou socialiste (un qui ne soit pas franco-russe)...
Lessya Oukraïnka, 1896
 
i>tele.fr

– Est-ce que l’on assiste à une dérive dictatoriale du pouvoir ukrainien ?
– Alors ce qu’il faut d’abord comprendre, c’est que depuis longtemps on parle de ces deux Ukraines qui s’opposent et qui continuent de s’opposer actuellement, littéralement sur la Place de l’Indépendance au centre de Kiev. Ces deux Ukraines, on les connait, elles ont émergées en 2004, au moment des révolutions... que l’on a appelé la Révolution orange. Il y avait d’un côté les oranges, pro-européens, plutôt libéraux, emmené par Youlia Timochenko et sa grande tresse blonde. Et puis de l’autre côté ceux que l’on a appelé les bleus, c’était la partie est du pays, attaché à la Russie, attaché à... heu... des valeurs plus rurales, plus conservatrices. Et depuis ce clivage ne s’est pas gommé. Et on le retrouve actuellement. Vous avez donc toujours... et heu... on va le voir sur cette carte, ces deux Ukraines qui sont en train de se faire face. Et que chacune sont influencée par un grand bloc. Les plus libéraux, on va dire, par l’Union Européenne, et les autres par la Russie. Et ceux qui sont plutôt favorables à la Russie, c’est-à-dire ceux qui sont plutôt favorable au gouvernement en ce moment, le sont de plus en plus à mesure qu’ils voient que sur la scène internationale Poutine a pris de l’ampleur. Que sur l’essentiel des dossiers il est maintenant devenu incontournable. Qu’il devient véritablement un grand frère, derrière lequel on peut s’abriter. Qu’il propose des accords particuliers à l’économie ukrainienne, notamment pour ce qui est du gaz, qui va lui permettre de s’enrichir, là où l’Europe trace simplement des perspectives.
Donc vous voyez bien qu’il y a ces deux camps qui s’opposent. Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que depuis quelques semaines le camp des manifestants, des libéraux qui ont envie d’être rattaché à l’Europe, ont vu leurs rangs grossis par des nationalistes, des gens qui appartiennent à l’extrême-droite et qui sont de vrais nationalistes ukrainiens et c’est un courant très important en Ukraine et très ancien. Ce nationalisme ukrainien, il s’est battu contre l’URSS, contre l’Union Soviétique. Ce nationaliste... il est... heu.. enraciné dans les valeurs religieuses très fortes, il est – encore une fois – très patriotique, très d’extrême-droite et aujourd’hui il est prêt à la plus grande radicalité. Notamment face à la police. On voit que ceux qui s’affrontent avec les policiers, ce ne sont pas des casseurs, c’est une frange d’extrême-droite mais qui représente un courant politique incarné notamment par ce boxeur qu'on voit très souvent à la télévision. Mais qui est un courant politique important en Ukraine. Ce nationalisme ukrainien voit la nouvelle tutelle russe, en tout cas le rapprochement avec la Russie comme un retour aux anciennes heures de l’Union Soviétique et ça pour eux, il n’en est pas question, mais n’est pas, non plus question de s’attacher à l’Europe. Ils veulent rester indépendants. Donc on est dans une situation qui est un peu plus complexe que l’à priori qu’on pourrait avoir simplement en regardant les manifestants s’affronter sur cette place.
 
Transcription de la vidéo :
http://olespliouchtch.blogspot.fr/2014/01/quelques-idees-recues-sur-lukraine.html

Le mutisme oukraïnien...

samedi 25 janvier 2014

"Quelques idées reçues sur l'Ukraine" © i>tele.fr

S'agissant de l'Oukraïne, le niveau d'ignorance en France est tel que même cela est possible. Les Français goberont.


"... cette frange d'extrême-droite, et qui représente un courant politique incarné notamment par ce boxeur qu'on voit très souvent à la télévision. Et qui est un courant politique important en Ukraine. Ce nationalisme ukrainien..."

N.B. Olivier Ravanello parle de Vitaliy Klytchko.

Précision pour les amis oukraïniens : ceci n'est pas une émission comique. C'est de l'analyse géopolitique à la française :