...

lundi 27 janvier 2014

Ludovico Einaudi sur l'EuroMaïdan

Face à la mairie de Kyïv - un piano. Il fait moins 15 degrés en cette nuit du 24 janvier. Un manifestant se met à jouer. Sans même enlever sa cagoule (d'après les lois du 16 janvier il encourt donc de la prison ferme, quelques années).
C'est beau, la révolution.

Le journalisme français ahurissant, comme d'hab

Dans la série "Je raconte n'importe quoi car je suis un journaliste français", le JT de 20h, samedi sur France 2


Corpus delicti :
http://www.francetvinfo.fr/ukraine-tentative-de-main-tendue-entre-opposants-politiques_514293.html

Notez que pour France 2 c'est l'Ouest de l'Oukraïne qui est rural. Sur i>tele, c'était l'Est.
 
Amusante aussi l'Oukraïne occidentale "de rite catholique". Comme l'on sait l'Eglise gréco-catholique (effectivement majoritaire à l'Ouest) a la particularité de pratiquer le rite orthodoxe tout en étant catholique (comme son nom l'indique). Quant aux orthodoxes ils ont deux Eglises en Oukraïne, celle du Patriarcat de Kyïv, qui soutient l'EuroMaïdan, et celle du Patriarcat de Moscou que la question de l'EuroMaïdan divise.
 
L'"analyse politique", en revanche, "d'une superficialité ahurissante" ne me fait pas rire du tout étant donné que la France - hélas - a encore son petit mot à dire dans les affaires internationales.

dimanche 26 janvier 2014

Olivier Ravanello et ses idées reçues (franco-russe)

Je Vous demande de rechercher l’adresse de « La Réforme » ou d’un autre journal français radical ou socialiste (un qui ne soit pas franco-russe)...
Lessya Oukraïnka, 1896
 
i>tele.fr

– Est-ce que l’on assiste à une dérive dictatoriale du pouvoir ukrainien ?
– Alors ce qu’il faut d’abord comprendre, c’est que depuis longtemps on parle de ces deux Ukraines qui s’opposent et qui continuent de s’opposer actuellement, littéralement sur la Place de l’Indépendance au centre de Kiev. Ces deux Ukraines, on les connait, elles ont émergées en 2004, au moment des révolutions... que l’on a appelé la Révolution orange. Il y avait d’un côté les oranges, pro-européens, plutôt libéraux, emmené par Youlia Timochenko et sa grande tresse blonde. Et puis de l’autre côté ceux que l’on a appelé les bleus, c’était la partie est du pays, attaché à la Russie, attaché à... heu... des valeurs plus rurales, plus conservatrices. Et depuis ce clivage ne s’est pas gommé. Et on le retrouve actuellement. Vous avez donc toujours... et heu... on va le voir sur cette carte, ces deux Ukraines qui sont en train de se faire face. Et que chacune sont influencée par un grand bloc. Les plus libéraux, on va dire, par l’Union Européenne, et les autres par la Russie. Et ceux qui sont plutôt favorables à la Russie, c’est-à-dire ceux qui sont plutôt favorable au gouvernement en ce moment, le sont de plus en plus à mesure qu’ils voient que sur la scène internationale Poutine a pris de l’ampleur. Que sur l’essentiel des dossiers il est maintenant devenu incontournable. Qu’il devient véritablement un grand frère, derrière lequel on peut s’abriter. Qu’il propose des accords particuliers à l’économie ukrainienne, notamment pour ce qui est du gaz, qui va lui permettre de s’enrichir, là où l’Europe trace simplement des perspectives.
Donc vous voyez bien qu’il y a ces deux camps qui s’opposent. Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que depuis quelques semaines le camp des manifestants, des libéraux qui ont envie d’être rattaché à l’Europe, ont vu leurs rangs grossis par des nationalistes, des gens qui appartiennent à l’extrême-droite et qui sont de vrais nationalistes ukrainiens et c’est un courant très important en Ukraine et très ancien. Ce nationalisme ukrainien, il s’est battu contre l’URSS, contre l’Union Soviétique. Ce nationaliste... il est... heu.. enraciné dans les valeurs religieuses très fortes, il est – encore une fois – très patriotique, très d’extrême-droite et aujourd’hui il est prêt à la plus grande radicalité. Notamment face à la police. On voit que ceux qui s’affrontent avec les policiers, ce ne sont pas des casseurs, c’est une frange d’extrême-droite mais qui représente un courant politique incarné notamment par ce boxeur qu'on voit très souvent à la télévision. Mais qui est un courant politique important en Ukraine. Ce nationalisme ukrainien voit la nouvelle tutelle russe, en tout cas le rapprochement avec la Russie comme un retour aux anciennes heures de l’Union Soviétique et ça pour eux, il n’en est pas question, mais n’est pas, non plus question de s’attacher à l’Europe. Ils veulent rester indépendants. Donc on est dans une situation qui est un peu plus complexe que l’à priori qu’on pourrait avoir simplement en regardant les manifestants s’affronter sur cette place.
 
Transcription de la vidéo :
http://olespliouchtch.blogspot.fr/2014/01/quelques-idees-recues-sur-lukraine.html

Le mutisme oukraïnien...

samedi 25 janvier 2014

"Quelques idées reçues sur l'Ukraine" © i>tele.fr

S'agissant de l'Oukraïne, le niveau d'ignorance en France est tel que même cela est possible. Les Français goberont.


"... cette frange d'extrême-droite, et qui représente un courant politique incarné notamment par ce boxeur qu'on voit très souvent à la télévision. Et qui est un courant politique important en Ukraine. Ce nationalisme ukrainien..."

N.B. Olivier Ravanello parle de Vitaliy Klytchko.

Précision pour les amis oukraïniens : ceci n'est pas une émission comique. C'est de l'analyse géopolitique à la française :

Jadan sur la situation actuelle

From Ukrainian translated by Bohdan Pechenyak.
We are not extremists!

Open letter of the Ukrainian scholars, scientists, artists, doctors, lawyers, pedagogues and journalists to their fellow citizens and to the international community. 

In the past several days, the protests of Ukrainians against the policies of the Ukrainian government have taken on a new quality. The peaceful demonstrations turned into a forceful confrontation between the protesters and the police. For the past six days, in the government quarter at the heart of Kyiv, on Hrushevskyi Street, genuine battles between the demonstrators and the police have been going on, with hundreds of wounded and several deaths. 
 
The government in Ukraine is trying to frame the situation as progroms initiated by the extremist, radical rightist organizations, Ukrainian neofascists, mostly from the Western regions of Ukraine. 
 
We are moderate people, peaceful professionals, of varied ethnic origin, from various regions of Ukraine. We do not sympathize with the right-wing radical organizations, let alone being their members. We do not think that throwing Molotov cocktails or stones can serve as adequate instruments for protecting one's values. 
 
Despite this, we declare our solidarity with those, who have been forced to use these instruments today. 

vendredi 24 janvier 2014

Kourkov sur la situation actuelle


"Definitely Europe has abandoned Ukraine, America is more interested in good relations with Putin … The French president is more excited by his own problems. Apart from the Polish president and the Lithuanian president, nobody else is taking events in Ukraine seriously."
Source / Джерело : The Guardian
 
Deadlock in Ukraine
Translated from the Russian by Amanda Love Darragh
 
On 22 January, Ukraine’s national Day of Unity and Freedom, two demonstrators were shot dead in the centre of Kiev. They were not killed with rubber bullets, like those the Berkut riot police have been using to fire on protestors, but with regular bullets. One appears to have been killed by a sniper’s rifle, the other by a pistol. On the same day Ihor Lutsenko – the son of Yuriy Lutsenko, one of the leaders of the opposition – and Yuriy Verbytsky, a well-known mountain-climber and scientist from Lviv, were abducted from hospital by a group of individuals wearing civilian clothing. Both Euromaidan activists were taken outside the city and brutally beaten. Ihor was lucky – he survived. He managed to make his way to the nearest village, where local residents took him in and called the emergency services. Yuriy Verbytsky was found dead later that evening in a nearby forest.